L’art suisse comme miroir de son temps
L’exposition s’ouvre sur une série d’œuvres où la communion entre l’homme et la nature devient un langage spirituel. Les figures de Ferdinand Hodler, Giovanni Giacometti ou Victor Surbek incarnent ce lien sensible avec le paysage, dans un moment charnière où l’industrialisation fait naître une nostalgie du monde naturel.
Ce besoin de transcendance se poursuit dans les salles suivantes, où l’on découvre des visions symbolistes et allégoriques : femmes stylisées, créatures mythologiques ou compositions mélancoliques signées Ernest Biéler ou Arnold Böcklin. Leurs tableaux interrogent l’invisible, le rêve, l’inquiétude ou la mort.

L’alpinisme pictural et la mémoire collective
Les Alpes suisses, figures puissantes du territoire et de l’imaginaire, occupent une place centrale. Depuis Caspar Wolf et ses vues précises des sommets jusqu’à Hodler ou Kirchner, le paysage devient soit havre idyllique, soit scène dramatique des forces naturelles.

13 – La Fête des bergers suisses à Unspunnen le 17 août 1808, 1808/1809


L’exposition explore aussi l’identité rurale, à travers des scènes de travail ou de vie paysanne où se dessine une vision harmonieuse, parfois patriotique, d’un mode de vie humble. Le célèbre Bûcheron de Hodler incarne cette force paisible et emblématique.

Le bûcheron, 1910
Une modernité expressive et urbaine
Avec Kirchner et les expressionnistes du groupe Rot-Blau, le paysage suisse devient un territoire d’expérimentation formelle. Le parcours se conclut sur la représentation des loisirs bourgeois : parcs, cirques, musiciens, moments d’intimité… Des œuvres de Martha Stettler, Louis Moilliet ou Cuno Amiet capturent l’élan d’un monde moderne, entre repos et spectacle.
À voir absolument si vous aimez :
✔️ Les paysages suisses revisités
✔️ L’art symboliste et expressionniste
✔️ Les trésors cachés des collections historiques
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